En 2007, on parlait de démocratie participative, en 2008, voilà que les Echos nous parlent de marketing participatif !
Un site Internet permet désormais aux internautes d’apporter leur contribution au marketing. My Starbucks Ideas s’est ouvert en mars dernier par la chaîne américaine de cafés. Les Echos nous
rappellent que le concept est « inspiré » du site communautaire Digg. Le blog associé, Ideas in action, permet de montrer quelles idées sont en cours d’applications.
Pourtant, Starbucks n’est pas la première marque à utiliser ce système. Dell avait déjà créé sa plate-forme Dell Idea-Storm, qui aura permis la sortie d’une nouvelle gamme de produits. En France,
c’est
SNCF qui inaugure ce concept, avec le site
debats-sncf.com.

« Cela donne de l'actualité à la marque et à ses consommateurs », se félicite Jérôme Gary, responsable de la marque Kinder, à l’occasion du lancement du concours pour trouver le nouveau visage de
la marque. Mais ce phénomène ne semble pas nouveau. Des marques comme Sloggy ont déjà lancé des concours pour trouver leur nouvelle égérie parmi leurs consommateurs. D’autres marques comme Reebok
lancent des concours de créations de publicités. Aujourd’hui c’est Ford, pour la Kuga, qui lance un concours en partenariat avec Yahoo !.
Certaines marques vont encore plus loin. C’est le cas de Danette, qui fait voter ses consommateurs pour le choix de ses produits. Comme le montre la publicité pour la nouvelle Danette parfum
brownie, « vous l’avez élue». À cette occasion, l’accroche de la marque « on se lève tous pour Danette » devient « on vote tous pour Danette »… C’est dire !
Toujours plus loin, les marques qui demande aux consommateurs de créer les produits, c’est le cas de Vert Baudet, une marque de vêtements pour enfants. Le service création de la marque a invité
des enfants de 5 à 12 ans à une séance de stylisme à imaginer de nouveaux vêtements. Cette méthode marketingement appelée « crowdsourcing » (« approvisionnement par la foule » en Français),
semble vouloir redonner un souffle d’air aux marques qui l’adoptent.
« Avant de se ruer sur ce type d'initiative, il faut bien se demander quel problème on veut résoudre. Et normalement, une vraie bonne idée se rémunère », avertit Brice Auckenthaler, directeur
associé du cabinet de conseil en management et innovation Expertsconsulting, auteur de « Imagination 3.0 ». Autre précaution, « il faudra des preuves tangibles pour le consommateur impliqué que
ses propositions ont été concrétisées », poursuit-il. La « cocréation » suppose forcément plus de transparence dans la communication !